Introduction — Une case vide dans la taxonomie économique
L'économie moderne repose sur quelques grands schémas relationnels, devenus des références incontournables dans la littérature économique, juridique et managériale. Le B to B (Business to Business) désigne les échanges entre entreprises. Le B to C (Business to Consumer) organise la relation entre le professionnel et le consommateur final. Le C to C (Consumer to Consumer), enfin, a émergé avec les plateformes numériques — Vinted, Le Bon Coin, BlaBlaCar — pour désigner les échanges entre particuliers.
Il manque pourtant une quatrième case : le C to B.
Non pas le consommateur passif qui cède ses données à un algorithme sans en avoir conscience. Non pas le particulier qui occasionnellement vend un objet sur une plateforme. Mais le consommateur conçu comme un acteur économique structuré, agissant de manière intentionnelle, ponctuelle et diversifiée, générant de la valeur ajoutée à destination des entreprises — tout en conservant intégralement son statut consumériste et la protection qui l'accompagne.
Cette quatrième dimension n'est pas seulement une innovation économique. Elle est, comme nous allons le démontrer, une construction juridique déjà latente dans notre droit positif, que ni le législateur ni la doctrine n'ont encore théorisée sous cette forme.
I. Le consommateur dans le droit positif : un acteur protégé mais passif
The opening ends here.
You have just read the part that poses the problem. That is deliberately where open access stops. The corpus is a personal research project carried on since 1998, and the question has always interested me more than the conclusion.
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